Carence en Fer : Symptômes & Traitements

Le fer est un élément essentiel dans la fabrication de sang. Il est principalement stocké dans les globules rouges et aide dans le transport d’oxygène. De ce fait, une carence est un frein pour le bon fonctionnement du corps humain et doit être rapidement traité. Dans cet article, je vous ferai découvrir les causes, symptômes, diagnostic par rapport ce manque, mais aussi sa prévention.

Qu’est-ce qu’une carence en Fer ?

Une carence en fer s’accompagne souvent d’une anémie ferriprive qui signifie que le corps n’a pas assez de globules rouges. Ce nutriment est essentiel dans la fabrication d’hémoglobine, une protéine indispensable pour le transport de l’oxygène à partir des poumons vers toutes les cellules et tous les organes du corps humain.

Carence en fer
Une carence en fer s’accompagne souvent d’une anémie ferriprive qui signifie que le corps n’a pas assez de globules rouges

L’hémoglobine est également responsable de la couleur rouge du sang. Dans tous les cas, un manque entraine une diminution du taux d’oxygène circulant dans tout l’organisme.

Quelles sont les causes d’une carence en Fer ?

L’anémie ferriprive peut arriver pour de nombreuses raisons.

  • Alimentation pauvre en Fer : la source principale de nutriments pour le corps est les aliments. Privilégier des produits contenant très peu ou pas de fer pendant une durée prolongée peut entrainer une carence. La quantité requise par jour dépendant de l’âge et du genre. Par exemple, les hommes adultes ont besoin de 8mg de fer par jour, tandis que c’est de 18mg par jour pour les femmes pas encore en ménopause ;
  • Incapacité d’absorption de l’organisme : le fer provenant des aliments est absorbé par l’intestin grêle. Mais certaines maladies lui compliquent la tâche, comme c’est le cas de la maladie cœliaque, la rectocolite hémorragique ou encore la maladie de Crohn. De même pour les opérations chirurgicales, le bypass gastrique par exemple qui consiste au retrait d’une petite partie de l’intestin ;
  • Perte de sang massive : le sang contient du fer ce qui signifie que si vous saignez beaucoup, vous en perdez également. Les femmes avec des règles abondantes et les personnes atteintes de maladies pouvant provoquer des hémorragies internes (ulcère gastroduodénal, hernie, polype colorectal…) peuvent être victimes d’anémie ferriprive ;
  • Grossesse : pour une femme enceinte, la réserve de fer est à la fois pour elle et le fœtus qui grandit en elle. Le fœtus en a grandement besoin pour pouvoir se développer correctement ;
  • Médicaments : certains médicaments comme l’aspirine et les anti-inflammatoires peuvent causer un saignement de l’estomac. Et les médicaments IPP empêchent l’organisme d’absorber plus de fer.

A noter que la probabilité d’être atteinte d’anémie ferriprive est plus élevée chez certaines catégories d’individus. Voici les personnes les plus à risque :

  • Les femmes : depuis l’adolescence, de par la menstruation, les femmes saignent chaque mois. Puis arrivée à la grossesse, le besoin en fer augmente exponentiellement ;
  • Les vegans : de par leur alimentation ;
  • Les enfants (0 – 4ans), les adolescents et les personnes plus de 65 ans ;
  • Les donneurs de sang fréquents.

Quelles sont les symptômes d’une carence en Fer ?

Les symptômes varient selon l’avancée de la carence, l’état de santé et l’âge. Les personnes qui en sont aux débuts peuvent même ne présenter aucun signe.

Voici les symptômes les plus communs :

  • Fatigue inhabituelle et essoufflement : le corps n’a pas assez d’énergie à cause du manque d’oxygène ;
  • Palpitation : le cœur a besoin de travailler plus fort pour faire circuler l’oxygène dans tout le corps ;
  • Pâleur sur certaines parties du corps comme le visage, les ongles, l’intérieur des paupières dû au manque d’hémoglobine donnant la couleur rouge du sang ;
  • Migraine ;
  • Peau et cheveux très secs, chute de cheveux ;
  • Gonflement et douleur au niveau de la langue et les lèvres ;
  • Syndrome des jambes sans repos : une envie de bouger les jambes surtout la nuit.
Carence en fer
La fatigue fait partie des symptômes de la carence en fer

Il y a également d’autres signes moins commun s:

  • Syndrome de Pica : une envie de manger des choses non comestibles comme le glaçon, la brique, la craie, le papier… ;
  • Koïlonychie : les ongles sont en forme de demi-lune ;
  • Infections : le fer aide également dans le renforcement du système immunitaire. Un manque augmente les risques d’infection ;
  • La déprime et l’anxiété ;
  • Mains et pieds froids.

Que faire en cas de carence en Fer ?

A souligner que les symptômes mentionnés ci-dessus sont similaires aux symptômes d’autres maladies. Si vous soupçonnez une carence, la première chose à faire est de consulter un médecin pour obtenir le diagnostic exact. En attendant, vous pouvez commencer à consommer des aliments riches en fer. Veuillez toutefois à ne pas consommer des compléments sans la recommandation de votre médecin. Un excès peut endommager d’autres organes comme le cœur, le rein et le pancréas.

Comment diagnostiquer un manque de fer ?

Pour confirmer la présence ou non d’une carence en fer, le médecin va vous faire passer au moins l’une des analyses listées ci-dessous :

  • Hémogramme : ce test consiste à analyser tous les composants dans le sang ;
  • Mesure de l’hématocrite : le volume occupé par les globules rouges dans le sang est estimé. Le taux normal se situe entre environ 35 et 44,5% chez les  femmes et 39 à 50% chez les hommes ;
  • Frottis sanguin : ce test permet d’analyser la taille, la forme et le nombre de globules rouges. Ils sont plus petits que la normale dans le cas d’une anémie ferriprive ;
  • Mesure de l’hémoglobine: la quantité normale est entre 12 à 15,5 g/dL pour les femmes et 13,5 à 17,5 g/dL pour les hommes. Un taux inférieur à la normale indique une anémie ferriprive ;
  • Dosage de la ferritine : ce test permet de déterminer la quantité de fer stockée dans l’organisme en mesurant le taux de ferritine ;
  • Capacité totale de fixation de la transferrine : ce test consiste à mesurer le nombre de transferrine libre pouvant transporter le fer dans tout l’organisme ;
  • Numération des réticulocytes : ce test évalue le nombre réticulocytes (globules rouges jeunes) dans le sang. Dans le cas d’une anémie ferriprive, celui-ci est bas car l’organisme ne fabrique pas assez de globules rouges.

Si le test confirme une anémie ferriprive, vous serez peut être amené à faire d’autres tests pour en trouver la cause :

  • Fibroscopie: pour voir s’il y a un saignement le long du tractus gastro-intestinal ;
  • Echographie pelvienne ou biopsie du col de l’utérus : pour celles ayant des règles abondantes, ces tests permettent d’en déterminer la cause ;
  • Test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles : il peut détecter s’il y a une petite quantité de sang dans vos selles qui peut indiquer un cancer du côlon ou tout simplement pour déterminer la cause d’un saignement intestinal.

Traitement pour une carence en Fer

Une anémie ferriprive peut être rectifiée à l’aide d’un complément alimentaire. Pour le dosage, c’est le médecin qui le détermine en fonction du taux de fer dans le sang. La prise de vitamine C peut aussi être recommandée pour aider l’organisme à mieux absorber ce nutriment. Dans le cas où l’intestin a vraiment du mal à absorber ce dernier, une perfusion intraveineuse est nécessaire.

Tout savoir sur la carence en Fer.
La prise de vitamine C peut aussi être recommandée pour aider l’organisme à mieux absorber le fer.

Les symptômes devraient disparaître après une semaine de traitement. Mais pour que le taux de fer revienne à la normale, il va falloir suivre le traitement pendant quelque mois. Toutefois, les compléments peuvent présenter quelques effets secondaires tels que les nausées, constipation, vomissement, diarrhée, brûlure d’estomac, selles de couleur sombre. N’hésitez pas à notifier votre médecin si les effets sont insupportables.

Les aliments à privilégier pour limiter le risque de carence en Fer

Pour incorporer plus de fer dans l’organisme et prévenir l’anémie ferriprive, voici la liste des aliments riches en fer :

  • Les viandes rouges : bœuf, porc, agneau, veau, chèvre ;
  • Les fruits de mer : crevettes, palourde, huitre ;
  • Légumes-feuilles : brocoli, chou-frisé, chou cavalier, épinard, fanes de navet ;
  • Les haricots : haricots de lima, haricots cornille, haricots pinto ;
  • Les œufs ;
  • Les céréales riches en fer ;
  • Les graines de courge ;
  • Fruits séchés : raisins.