Quelles sont les alternatives au sel ?

Le sel, vous l’aimez comment ? Gros ou fin ? Gris ou blanc ? Marin ou pas ? Naturel ou aux herbes ? Les offres sont variées, le marché est en pleine expansion, mais le sel nous veut-il du bien ? Et s’il nous veut du mal, quelles sont les alternatives ?  

Le sel, est-ce vraiment utile pour nous ? 

Le sel est indispensable au bon fonctionnement de notre corps. Il régule notre système nerveux et musculaire, et permet d’assimiler minéraux et oligo-éléments. Il ne provient pas de notre organisme, donc il doit être apporté par notre alimentation ou nos boissons.

Notre corps a besoin de 2 grammes de sel par jour et les recommandations de l’OMS préconisent de pas dépasser les 5g par jour. 

Hélas, les Français, en consomment en moyenne 10 grammes par jour …

sel et poivre sur une table

On le trouve où en général ce sel? 

On le trouve dans l’eau, les fruits et légumes, le fromage, le pain ou la charcuterie, dans les plats préparés aussi hélas, parce que c’est là que le bât blesse : l’industrie agro-alimentaire en use et en abuse pour donner du goût à leur préparation et retenir l’eau ce qui permet d’avoir des plats plus lourds et de les vendre donc plus chers !      

Il en use et en abuse aussi car le sel améliore la conservation des aliments comme le pain ou les charcuteries car il a des propriétés qui détruisent les bactéries (pour le fromage et le pain, notamment). 

Même pour les desserts, biscuits et autres sucreries le sel est utilisé à outrance car il rehausse le goût sucré des aliments. 

Et le problème c’est que, à trop haute dose, le sel est néfaste pour notre santé.  

Par exemple, il aggrave certains problèmes comme l’ostéoporose et la rétention d’eau et entraîne une augmentation de la tension artérielle et des risques de maladies cardiovasculaires. 

A savoir : les études ont montré que environ 80 % de nos apports en sel proviennent de nos aliments (naturellement ou ajouté), 20% de nos salières… 

Des astuces pour diminuer notre consommation de sel ?

Il est important de réduire sa consommation de sel: savez-vous que si l’on consommait 30% de sel en moins, il y aurait 20.000 ou 30.000 morts de moins par an en France tout de même ?

Des actions de sensibilisation auprès des industriels de l’agro-alimentaire, des boulangers et charcutiers ont été menées.

Pour certains produits, les résultats sont encourageants : les soupes déshydratées (moins 48%), les raviolis (moins 25%), les corn-flakes (moins 17%), les riz soufflés (moins 16%). 

pot de sel dans une cuisine pour montrer qu'il faut réduire la consommation de sel

Pour le reste, voici mes conseils:

Lisez les étiquettes

Lire les étiquettes permet d’éviter de se tromper sur la teneur en sel d’un aliment. 

Tout comme le sucre, le sel se cache dans des produits qu’on ne soupçonne pas forcément !

Privilégiez les produits portant la mention «faible teneur en sodium» ou «en sel», «sans sodium» ou «sans sel ajouté». 

Recherchez aussi le symbole « Visez Santé » qui indique que le produit ne dépasse pas le maximum de sodium recommandé par le programme de la Fondation des maladies du coeur.

La cuisine maison à privilégier

Les produits industriels déjà préparés contiennent généralement beaucoup de sel, qui est utilisé afin de mieux les conserver et pour rehausser leur goût. Cuisiner à la maison permet de contourner ce problème : il ne tient qu’à vous de décider quelle quantité de sel rajouter à vos plats.

Des aliments à consommer avec modération

Réduisez la consommation des aliments à haute teneur en sel, tels les fromages, les charcuteries, le pain, les céréales, les biscuits, les potages en sachet et les vinaigrettes en bouteille. 

15 ml de vinaigrette du commerce contient en moyenne 100 mg de sodium. 

Attention : ce n’est pas parce qu’un aliment n’a pas un goût salé prononcé qu’il ne contient pas beaucoup de sodium. 

L’attitude à table

Ne gardez pas la salière sur la table. Salez les repas avant de les servir. Ensuite, ne rajoutez pas de sel dans votre assiette. Cela vous permettra de garder un certain contrôle sur la quantité de sel de vos repas.

Aromatisez avec des herbes ou pimentez avec des épices

Les herbes aussi relèvent la saveur de vos plats, et puis on peut les ajouter à nos plats frais ou séchés, ce qui facilite leur conservation. 

Les épices comme le curcuma, le cumin, le gingembre et la cannelle ont un goût puissant qui agrémente les plats. Plusieurs mélanges d’épices existent et ils ne comportent peu ou pas du tout de sel.

alternatives au sel avec des épices et des herbes

D’autres produits peuvent remplacer le sel ?  

Le sel diététique qui a un goût semblable au sel de table est composé de sels minéraux (1/3 de chlorure de sodium et 2/3 de chlorure de potassium). 

Contrairement au sel, il ne provoque pas de rétention et a même un pouvoir diurétique. Mais, attention du coup à ne pas en surconsommer.

Il y a aussi le gomasio, originaire du Japon il est fait de sel marin et de sésame grillé et il contient parfois des algues. Sa teneur en sel est très basse (à peine 10 %) et son goût est agréable. Seul inconvénient : il ne se cuit pas. Il peut donc être utilisé dans les salades et les vinaigrettes. 

Du Japon aussi il y a l’algue noire, employée dans la confection des sushis. Saupoudrée sur les repas, cette algue donnera une saveur légèrement iodée.

On peut aussi consommer du sel fou : c’est un mélange d’épices et d’aromates qui vient de l’île de Ré. Il est savoureux et a une très faible teneur en sel. Parmi ses constituants on retrouve du poivre gris, rouge et blanc, de la coriandre, des baies roses, du thym et du romarin. 

POUR RESUMER

  • Le sel est indispensable à notre organisme
  • La surconsommation de sel est mauvaise pour notre santé 
  • Remplacer le sel par des épices, des aromates, du gomasio ou du sel fou
  • Diminuer la consommation de fromage, de pain et de préparations industrielles